Les deux églises

«Les deux églises »

coq

coq de l’ancienne église

L’ancienne église de Brangues était située au centre de la place actuelle. Cette église, consacrée à Saint Pierre, est mentionnée dans un texte datant de 1225. Restaurée au 17e siècle, elle comprenait plusieurs chapelles dédiées à Notre Dame, Saint Jean et Saint Antoine. Elle disposait d’un clocher-porche et était entourée du cimetière.
C’est dans cette église qu’eut lieu, le 22 juillet 1827, la tentative d’assassinat commis par Antoine Berthet sur madame Michoud de la Tour.
Au motif de sa vétusté et maudite, elle fut démolie en juillet 1847.
Une nouvelle église construite par monsieur Michoud de la Tour devenu maire, entre en fonction la semaine suivante.

« Cette église administrative a été bâtie comme nous en sommes instruits par  l’inscription sur le portail, par le maire Michoud, mari, parait-il, de la femme qui fut  tuée  par ce précepteur, prototype de Julien Sorel. » (Paul Claudel, Journal T.1)

La bénédiction de cette nouvelle église, eut lieu le 9 Novembre 1847. Sur la façade sont installées les statues de Jeanne d’Arc et de Saint Pierre, offertes par Eugène Berthet, petit-neveu d’Antoine Berthet en expiation du sacrilège.
L’une des cloches provient de l’ancienne église et l’autre fut installée en 1860 après de grandes inondations. Son parrain est le comte Geoffroy-Xavier de Virieu, alors propriétaire du château de Brangues, et sa marraine est la comtesse de Quinsonnas.

Paul Claudel, quand il séjourne à Brangues, se rend à l’église deux fois par jour : le matin pour communier et l’après-midi pour méditer et « s’entretenir » avec la Vierge. Il lui lui dédiera plusieurs poèmes ou prières.
« C’est une statue telle que le commerce était capable d’en produire du temps de Louis  Philippe, c’est-à-dire bien meilleure que du nôtre… » Paul Claudel.