N’en parlons plus

PRESENTATION DE LA PIECE
Propos sur Olympe de Gouges
Olympe de Gouges (1748 – 1793), est une femme extraordinaire, qui mérite d’être connue, qui a défendu le « féminin » mais pas seulement… Une personnalité d’exception, humaine, avant tout !
Femme de lettres, visionnaire, pamphlétaire, opiniâtre et humaniste, féministe avant l’heure et auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle fût de tous les combats : abolition de l’esclavage, justice sociale , droit au divorce, rejet de la peine de mort, égalité des sexes…
C’est l’histoire d’un combat remarquable interrompu par le couperet de la guillotine …
Elle monta à l’échafaud pour avoir voulu monter à la Tribune.
Négligée et incomprise durant deux siècles, elle demeure encore une figure méconnue de la Révolution française dans sa propre patrie.
« N’en parlons plus » lui redonne la parole et tente de rétablir sa vérité…

Rencontre d’une comédienne et de son personnage
Dans quelques heures, Sarah doit entrer en scène et se glisser dans la peau d’Olympe de Gouges.
« Symbole et porte-parole de valeurs humanistes, cette femme a défendu ses idées, sans concession au péril de sa vie.
Olympe de Gouges, résolument moderne et visionnaire, s’est non seulement battue pour le féminin mais également pour la dignité de l’être humain, la tolérance, l’avènement d’une vraie justice sociale… autant d’idées qui fondent notre société actuelle ».
Sarah s’interroge encore sur la nécessité de « se perdre pour mieux trouver son personnage » lorsqu’une habilleuse sibylline vient proposer ses services… S’en suit alors un face à face édifiant entre deux femmes, entre deux époques…

NOTE D’INTENTION DU METTEUR EN SCENE (SCENOGRAPHIE…)
Tout ce qui a été dit, écrit, inventé, caricaturé, vilipendé sur cette dame, nous a donné envie de revenir à l’essentiel… L’interprétation de ses faits, gestes et intentions ne semble en effet n’être qu’approximation, faux semblants, et faux fuyants …
Le désir d’une scénographie dépouillée nous est apparue comme évidente afin de ne garder l’essence même de ce qu’elle a été….

PRÉSENTATION DE L’EQUIPE ARTISTIQUE
Eline DE LORENZI
Comédienne et intervenante dans la région lyonnaise, formée à l’école Charles Dullin à Paris, elle perfectionne son art régulièrement à travers de nombreux stages (danse, clown, voix off…). Elle collabore avec les compagnies ETC, Près d’ici, Après le déluge, Kolexi… et participe à de nombreux tournages. Elle travaille majoritairement sur des créations contemporaines. Passionnée et enthousiaste, elle est toujours à la recherche de projets, de rencontres, d’échanges sur les planches ou devant la caméra.
Sensibilisée par l’humain, « N’en parlons plus » lui a donné l’envie d’en prendre la direction artistique.

Annie SERFATY
Comédienne, passionnée de théâtre et spectacles vivant qu’elle pratique depuis des lustres, elle fait aujourd’hui partie de 2 troupes : la Cie Théâtre 343 (Lyon) avec laquelle elle a joué « Transport de femmes » de Steeve Gooch (2010) , « Inventaires » de Philippe Minyana (2012) et « 12 Hommes en colère » de Réginald Rose (2013) et co -mis en scène la pièce « Les Héritiers » d’Alain Krief (2009).
Elle est également l’une des fondatrices et comédiennes des Ateliers TA3 (Les Avenières) depuis 1990.
Elle aime transmettre et faire partager sa passion, notamment auprès des jeunes et est, à ce titre, intervenue de nombreuses fois en milieu scolaire, socio culturel…

Carine LEFORT
Comédienne depuis 18 ans et metteur en scène depuis 5 ans. Après avoir pratiqué la danse à haut niveau et en compétition pendant presque 10 ans, elle se tourne vers le théâtre dès le lycée. Formée par la suite au Théâtre de l’Iris à Villeurbanne, elle travaille autant les grands classiques (Shakespeare, Goldoni, Molière, Tchekhov…) que des auteurs contemporains (Dario Fo, Foissy, Durringer, Tardieu, Devos, Darley…).
Elle a eu la chance de faire tourner dans différentes régions de France, pendant 2 ans (2004-2006), avec la Troupe universitaire Lyon 2, la pièce « Lella » de Christiane Shapira, traitant de la résistance féminine à Auschwitz.
Elle est co-fondatrice de la Cie Théâtre 343 (Lyon) en 2007, avec laquelle elle a joué « Festen » d’après Thomas Vinterberg (2007), « Les Héritiers » d’Alain Krief (2009), « Transports de femmes » de Steeve Gooch (2010), « Ladies Night » d ‘Anthony Mac Carten, Stephen Sinclair (2012) … (Chorégraphe et rôle de Glenda), « Un air de famille » d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri (2015) et a été assistante mise en scène sur « Inventaires » de Philippe Minyana (2012) avant de monter « 12 Hommes en colère » de Réginald Rose (2013), « Le repas des Fauves » de Vahé Katcha (2015) et « Le gras c’est la vie ! » de Cécile Noale (2018) , une co-création à partir d’improvisations.
Elle a également collaboré avec la troupe Éclairage Indirect en jouant dans « L’amour dans une usine de poisson » d’Israël Horovitz (2010) et « Fragmentation » de Renaud Rocher (2011) et sur divers projets ponctuels.
Elle aime rencontrer, échanger, partager et aime travailler avant tout sur l’humain à travers chacune de ses créations.

INTERET PEDAGOGIQUE
« N’en parlons plus » est une pièce intéressante tant d’un point de vue artistique que par son aspect historique.
Au fur à mesure de notre travail et de nos recherches, nous nous sommes rendu compte que cette femme, si active et présente dans son combat humaniste, reste méconnue pour la majorité de nos concitoyens.
Ils connaissent son nom tout au plus sans savoir ce qu’elle a fait et qui elle était.
Pourtant son discours et ses volontés constituent de nombreuses lignes de notre société actuelle.
Nous souhaitons aller à la rencontre des gens et leur faire découvrir cette femme, lui redonner la parole.
Aller à la rencontre des adolescents et adolescentes afin de provoquer les consciences et montrer l’importance de défendre ses droits. Ces jeunes sont des adultes en devenir et il est, à notre sens, nécessaire de leur transmettre ces valeurs.
Aller à la rencontre des associations des droits de l’homme, des droits de la femme et rappeler qu’on est tous égaux que des personnes telles qu’Olympe de Gouges se sont battues pour le revendiquer.
Aller à la rencontre des bibliothèques et médiathèques, afin de faire un devoir de mémoire, de rappeler cette période historique et là encore, essayer d’éveiller les consciences sur les enjeux sociaux et humains.
Aller dans les lieux qui portent son nom afin d’honorer sa mémoire et de leur donner un visage et une histoire des plus concrètes.