Paul Claudel

« Le Dauphiné n’est pas ma terre natale mais ma terre d’élection »
Paul Claudel a acquis le château de Brangues au mois de mai 1927. Le 14 Juillet de la même année il s’installe dans cette « forte maison » qui lui correspond et avec qui il a choisi de « se marier par devant notaire ».
« Pour la première fois je me trouve entouré de ma femme et de mes cinq enfants sous un toit qui m’appartient ».
C’est dans cette demeure qu’il va passer les vingt cinq dernières années de sa vie. Il y résidera tous les beaux jours de l’année, du mois de Mai au mois d’Octobre ainsi que durant les quatre années de l’occupation.
Son emploi du temps est fortement organisé. La journée commence par la messe matinale dans l’église de Brangues dont la façade « respire la majesté du concordat ». Puis suivent des heures de travail. Ses après midi sont consacrées à la correspondance. Puis, retours à l’église
en suivant la longue allée de « tilleuls vénérables », afin d’y prier cette vierge qu’il aimait tant, cette « vierge qui fonctionne » cette « vierge qui écoute ».

Le château de Brangues est un lieu d’accueil privilégié  pour la famille tout d’abord. Il y sera le patriarche entouré de ses enfants et petits enfants. Les amis  aussi seront accueillis dans la propriété ; C’est ainsi que furent reçu la reine mère Elisabeth de Belgique, grand-mère du futur roi Baudoin, Darius Milhaud et bien sur, Jean Louis Barrault qui travaillait à la mise en scène du « Soulier de Satin ».

« Brangues, c’est sans doute cette syllabe de bronze monnayée trois fois le jour par l’angélus à laquelle mon oreille, a travers ce présent qui est déjà l’avenir, était préparée pour que, après cette longue enquête poursuivie à travers toute la terre, j’y associe le repos de mes dernières années. »

C’est dans cette terre de Brangues, dans le parc du château, que se trouve la tombe de Paul Claudel.